Le CAC 40 recule : STMicroelectronics et Renault font plonger la cote
Le CAC 40 cède 1,01% à 8 315,13 points, plombé par une vague de ventes large : 27 valeurs reculent contre seulement 13 en hausse. Le VIX bondit de près de 21% pour revenir à 20,3, signe d'un net regain de nervosité sur les marchés mondiaux.
Une matinée sous tension géopolitique et regain d'aversion au risque
La séance parisienne s'inscrit dans un climat international alourdi par les signaux contradictoires venus du détroit d'Ormuz. Le Commandement central américain a démenti dimanche les déclarations iraniennes affirmant avoir fermé ce passage stratégique, mais l'épisode a fragilisé la trêve censée préparer des pourparlers entre Washington et Téhéran.
Cette incertitude rejaillit sur l'ensemble des places européennes : le DAX abandonne 1,53%, le STOXX 600 cède 1,20% et le FTSE 100 recule de 0,77%. La pression vient aussi d'Asie, où le Nikkei 225 a clôturé en chute de 3,55% et le Hang Seng de 1,82%. Le contraste est net avec Wall Street, dont la dernière clôture restait orientée en ordre dispersé, le Dow Jones gagnant 0,29% quand le Nasdaq lâchait 1,32%. À Paris, la dispersion est sans appel : plus de deux tiers des composantes du CAC 40 évoluent dans le rouge en milieu de matinée.
Défensives et services numériques en tête, Sanofi porté par deux feux verts réglementaires
Le haut du tableau est tenu par Eurofins Scientific, qui progresse de 2,02% à 64,76 euros, suivi de Capgemini (+1,94% à 89,52 euros). La société de services numériques bénéficie d'un maintien à l'achat de Goldman Sachs, malgré un objectif de cours abaissé de 165 à 150 euros. Dassault Systèmes gagne 1,85% à 17,35 euros.
Sanofi avance de 1,66% à 73,69 euros, soutenu par une actualité réglementaire dense. Le laboratoire a annoncé ce mardi l'approbation par la Commission européenne de Cenrifki (tolebrutinib) pour traiter la sclérose en plaques secondaire progressive sans rechutes, présenté comme le premier traitement ciblant spécifiquement la progression du handicap dans cette forme de la maladie. Dans la foulée, le groupe a également obtenu au Japon le feu vert pour Wayrilz (rilzabrutinib) contre la thrombocytopénie immunitaire chez les patients réfractaires. Pernod Ricard complète le quintet de tête, en hausse de 1,42% à 64,38 euros.
Semi-conducteurs, automobile et équipementiers électriques sous une pluie de ventes
Le bas du tableau est dominé par un décrochage spectaculaire des valeurs industrielles et technologiques matérielles. STMicroelectronics chute de 7,55% à 64,15 euros, plus forte baisse de l'indice, malgré l'annonce lundi du lancement de son module LiDAR 3D VL53L9 dédié à l'IA embarquée. Le secteur des semi-conducteurs souffre dans le sillage du repli du Nasdaq et du Nikkei.
L'automobile est l'autre point faible de la séance. Renault recule de 5,72% à 26,23 euros, tandis que Stellantis abandonne 4,05% à 5,42 euros. Le segment des équipementiers électriques décroche également : Schneider Electric cède 4,56% à 279,40 euros et Legrand 3,96% à 147,95 euros, ce dernier malgré une note de Deutsche Bank maintenue à « conserver » assortie d'un objectif relevé de 148 à 150 euros. Cette combinaison de ventes sur les semi-conducteurs, l'automobile et les équipementiers signe une séance sous le signe du désengagement des cycliques, dans une cote parisienne où les défensives et les services numériques font figure d'exception.