Immobilier ancien : reprise confirmée mais déséquilibre persistant
Le marché de l'immobilier ancien en France se redresse, mais l'offre reste insuffisante par rapport à la demande croissante.
Des acheteurs de retour
De septembre 2024 à septembre 2025, les transactions ont progressé de 16 % au niveau national. Les prix, après avoir reculé de 7 % en 2023-2024, remontent légèrement : +1,1 % en moyenne, +1,7 % à Paris, où le mètre carré atteint 9 649 €.
Cette reprise tient à deux facteurs : des taux de crédit revenus à 3,08 %, après un pic à 4,20 %, et une acceptation plus forte des vendeurs de négocier. Huit ventes sur dix se concluent aujourd’hui avec une baisse de prix. Les primo-accédants (33 % des transactions) font leur retour, profitant de conditions de financement assouplies.
Une offre toujours trop rare
Mais le marché reste tendu. L’offre n’a progressé que de 10 % en un an, alors que la demande bondissait de 20 %. À Paris, le déséquilibre est particulièrement marqué. Les propriétaires qui ont acheté au plus haut hésitent à revendre, freinant la rotation du parc.
Résultat : les délais de vente raccourcissent (76 jours à Paris, 95 jours au niveau national), et les marges de négociation se réduisent à 4,5 % en moyenne. Les logements énergivores, classés F et G, subissent une décote allant jusqu’à -25 % en zones rurales.
Pour Yann Jéhanno, président du réseau Laforêt, « le marché a retrouvé une fluidité bienvenue, mais cette reprise reste fragile, exposée aux taux, à l’inflation et aux tensions géopolitiques ». Les projections tablent sur plus de 900 000 transactions en 2025, contre un million dans les années post-Covid.