L'action Air France-KLM cède 2,22 % à 9,77 € sous la pression d'un Brent à 111 $
Le titre de la compagnie franco-néerlandaise recule de 2,22 % à 9,77 € en milieu de séance, dans un marché parisien orienté à la baisse. Le SBF 120 cède 0,85 % et le CAC 40 perd 0,79 % sur fond de flambée des taux longs et d'un Brent qui se maintient au-dessus de 110 dollars. La valeur prolonge ainsi son repli hebdomadaire, à -4,29 % sur sept jours.
Un Brent au-dessus de 110 dollars qui pèse sur le transport aérien européen
Le baril de Brent évolue autour de 111 dollars ce lundi, après un gain hebdomadaire d'environ 8 % et une progression de plus de 50 % depuis le déclenchement de la guerre en Iran fin février. Le détroit d'Ormuz reste largement fermé, contraignant les flux de brut et de produits raffinés en provenance du Golfe. Cette flambée pèse mécaniquement sur les coûts du transport aérien, secteur structurellement exposé au prix du kérosène. Air France-KLM avait d'ailleurs alerté lors de la publication de ses comptes trimestriels le 30 avril sur une hausse de la facture carburant de 2,4 milliards de dollars sur l'année, avec un impact concentré au deuxième trimestre. La flambée des rendements obligataires mondiaux accentue par ailleurs la pression sur les actifs cycliques : le rendement du Treasury américain à 10 ans atteint 4,63 %, un plus haut depuis février 2025.
Les vendeurs à découvert se renforcent et le RSI reste neutre à 53
Selon les déclarations consultées, les positions courtes nettes cumulées atteignent 2,80 % du capital, déclarées par quatre fonds (dernière déclaration le 14 mai). Le mouvement s'est amplifié sur un mois, avec une progression de 0,57 point depuis 2,23 %. Capital Fund Management mène avec 0,95 %, devant Walleye Capital (0,69 %) et Marshall Wace (0,60 %). Sur le plan des indicateurs, le cours est au contact de sa MM20 à 9,76 € et reste légèrement au-dessus de la MM50 à 9,63 €. Il évolue toutefois nettement en dessous de la MM200 (11,22 €), avec un écart de près de 13 %, témoin d'une dynamique de moyen terme encore dégradée. Le RSI à 53 est neutre, et le titre se situe à mi-bande des Bollinger (51 %). La valorisation reste atypique : le titre se paie environ 2,9 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours, contre 14,3 fois en moyenne dans le secteur Consumer Discretionary, pour une croissance du BPA anticipée de 44,5 % entre l'exercice en cours et le suivant. Prochain rendez-vous calendaire : l'assemblée générale 2026 prévue le 3 juin.