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Dernière mise à jour : 09/03/2026 - 17h35
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Guerre en Iran : le CAC 40 décroche de près de 3 %, le choc se propage

Le CAC 40 plonge de 2,68 % à 8 169 points en milieu de séance ce mardi, dans le sillage des opérations militaires en Iran et de l'instabilité du Moyen-Orient. Sur les 40 valeurs de l'indice, 37 sont dans le rouge : la quasi-totalité de la cote parisienne subit le contrecoup du choc géopolitique et de la flambée des prix de l'énergie.

Guerre en Iran : le CAC 40 décroche de près de 3 %, le choc se propage

Une séance sous le souffle de la guerre

Le conflit en Iran donne le ton à la séance parisienne ce mardi. Les marchés européens reculent de 1 à 3 %, et Paris figure parmi les places les plus touchées avec un repli de 2,68 % à la mi-journée, le CAC 40 s'affichant à 8 169,54 points.

Le pétrole s'envole de près de 10 %, le Brent franchissant les 80 dollars le baril. Le gaz naturel européen (TTF) bondit quant à lui de près de 25 %. En cause : les craintes de perturbation de l'approvisionnement mondial, alors que le détroit d'Ormuz — passage stratégique pour le transit pétrolier — est désormais contourné par les principaux armateurs. L'allongement des routes maritimes renchérit les coûts du transport d'hydrocarbures, nourrissant un véritable choc énergétique.

Malgré l'ampleur de l'événement, plusieurs observateurs qualifient la réaction des marchés de « modérée et ordonnée ». Les investisseurs semblent pour l'heure tabler sur un conflit limité dans le temps. Il n'empêche : la dispersion des valeurs est sans appel. Seules deux actions du CAC 40 parviennent à rester en territoire positif, une seule est stable. Tout le reste recule, parfois brutalement.

Capgemini et Euronext, rares rescapées du rouge

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Dans cet océan de baisses, deux valeurs surnagent. Capgemini progresse de 1,16 % à 105,05 euros. Ce rebond intervient le jour où Jefferies a révisé son objectif de cours sur le titre, ramené de 145 à 115 euros, tout en maintenant sa recommandation à « conserver ». Un ajustement de cible qui n'a visiblement pas pesé sur le sentiment du marché, le titre partant de niveaux déjà très décotés par rapport à cet objectif révisé.

Euronext, l'opérateur boursier paneuropéen, grappille 1,07 % à 141,60 euros. Le groupe, dont l'activité est mécaniquement soutenue par les périodes de forte volatilité, tire son épingle du jeu dans un contexte de tensions extrêmes.

Danone, de son côté, fait figure de valeur refuge : le titre est parfaitement stable (0 %) à 71,22 euros, seule valeur du CAC 40 à ne bouger dans aucune direction. Les profils défensifs comme EssilorLuxottica (−0,78 %) et Sanofi (−0,86 %) limitent également la casse, confirmant le réflexe classique des investisseurs en période de stress géopolitique : se tourner vers des secteurs moins exposés aux cycles économiques.

ArcelorMittal, Accor, Société Générale : les cycliques en première ligne

Le bas du tableau est occupé par des valeurs cycliques et exposées à la conjoncture mondiale. ArcelorMittal accuse la plus forte baisse du jour avec un recul de 6,38 % à 51,06 euros. Le sidérurgiste, très sensible aux perspectives économiques mondiales et aux coûts de l'énergie, subit de plein fouet la combinaison d'un pétrole en forte hausse et d'un regain d'incertitude sur la croissance.

Accor chute de 5,86 % à 42,25 euros. Le secteur hôtelier et touristique est historiquement l'un des premiers à être sanctionné lors de chocs géopolitiques, en raison de son exposition directe aux flux de voyageurs internationaux.

Dans le secteur financier, Société Générale lâche 5,14 % à 67,58 euros. Les banques, sensibles à l'environnement macroéconomique et aux perspectives de croissance, figurent parmi les premières victimes de ce type de séance.

Le luxe n'est pas épargné : Kering recule de 4,83 % à 258,40 euros. Unibail-Rodamco-Westfield, la foncière commerciale, perd 4,73 % à 98,08 euros, pénalisée par son profil cyclique et sa sensibilité aux taux et à la consommation.

La tonalité de la séance est sans ambiguïté. Le choc énergétique provoqué par les événements en Iran et le contournement du détroit d'Ormuz irrigue l'ensemble de la cote parisienne. Si les chutes sont lourdes, l'absence de mouvement de panique généralisé laisse entrevoir un marché qui, pour l'instant, encaisse le coup certes difficilement, mais sans céder au chaos.





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