L'action VINCI cède 1,4 % à 122,90 € et teste sa moyenne mobile 200 jours
Le titre VINCI recule de 1,4 % à 122,90 € à la mi-journée, dans un CAC 40 qui cède 0,65 % à 7 900,95 points. Le groupe de concessions et de construction enregistre une nouvelle séance sous pression et reste au contact de sa moyenne mobile 200 jours. Le repli atteint 4,58 % sur la semaine.
Le titre teste sa moyenne mobile 200 jours à 123,70 € sur fond de pression vendeuse
Le cours évolue à 122,90 €, soit 0,65 % sous la MM200 fixée à 123,70 €. Les moyennes courtes restent nettement au-dessus : MM20 à 129,62 € et MM50 à 130,12 €, toutes deux à plus de 5 % du cours.
Le RSI à 40 traduit l'érosion accumulée sur trois mois (-10,52 %), sans atteindre la zone de survente.
Les bandes de Bollinger encadrent désormais le titre dans leur partie basse : la borne inférieure est à 122,59 €, à 0,25 % seulement du cours actuel. Le seuil de support identifié coïncide avec la dernière clôture à 124,65 €, déjà enfoncé en séance. La résistance ressortait à 137,50 €, hors d'atteinte à court terme.
VINCI figure dans la moitié basse du CAC 40 ce lundi, alors que le secteur de la construction est également représenté par Bouygues (-1,29 %) et Eiffage (-1,07 %).
Brent au-dessus de 110 dollars et carnet de commandes record en toile de fond
Le baril de Brent évolue au-dessus de 110 dollars ce lundi, en hausse de 50 % depuis fin février sur fond de guerre en Iran et de restrictions de trafic dans le détroit d'Ormuz. Le rendement de l'OAT 10 ans progresse en parallèle, ce qui renchérit les coûts de financement pour les groupes d'infrastructures lourdement endettés.
Pour rappel, le carnet de commandes du groupe a atteint 74,9 milliards d'euros à fin mars 2026, un record. Le chiffre d'affaires du premier trimestre est ressorti stable à 16,3 milliards d'euros, avec une contraction organique de 0,5 %. Depuis, la filiale Construction a engrangé un contrat de 364 millions d'euros en Tchéquie, un autre de 200 millions en Nouvelle-Zélande, et VINCI Energies a signé pour 192 millions en Guinée.
La conjoncture bâtiment reste défavorable en France : le climat construction recule à -18 en avril, les permis de logements sur douze mois sont en baisse de 2 %, et l'activité Travaux publics chute de 6,3 % sur trois mois selon la FNTP.
Le prochain rendez-vous financier est fixé au 29 juillet 2026 avec les résultats du premier semestre.