L'action Eiffage rebondit de plus de 2 % et repasse au-dessus de sa MM200
Le constructeur francilien profite du net rebond du CAC 40 à la mi-journée pour reprendre du terrain après plusieurs semaines de consolidation. Le titre récupère un repère technique court qu'il avait perdu, dans un marché parisien porté par un sursaut généralisé.
L'action Eiffage gagne 2,3 % à 126,90 € en séance, alors que le CAC 40 progresse de 1,69 % et que le SBF 120 avance de 1,65 %. Le titre repasse au-dessus de sa moyenne mobile à 20 jours (124,68 €), avec un écart de 1,78 %, après plusieurs séances passées sous ce repère. La MM200 à 123,46 € est elle aussi franchie, tandis que la MM50 (132,70 €) reste à distance, environ 4,4 % au-dessus du cours. Le RSI à 43 traduit une configuration encore neutre, cohérente avec un rebond technique plus qu'avec une reprise de tendance affirmée.
Le mouvement intervient dans un contexte de marché favorable, le repli du Brent sous 90 dollars (-5,17 % sur la séance) atténuant la pression sur les coûts de carburant du secteur Construction. La progression d'Eiffage s'inscrit dans la dynamique des comparables : Vinci avance de 2,31 %, Bouygues de 1,91 %. Sur un mois, le titre reste néanmoins en baisse de 8,5 %, et de 6,5 % sur trois mois, un repli que la séance du jour ne fait qu'atténuer. Ce gain hebdomadaire de 2,46 % atténue le repli récent mais n'efface pas le recul mensuel de 8,5 %.
Un carnet de contrats récents qui étoffe la visibilité du groupe de BTP
Sur fond de conjoncture bâtiment dégradée en France (climat construction à -17,2 en mai, carnets de commandes à -32), Eiffage continue d'engranger des marchés. Le 5 juin, le groupe a annoncé avoir remporté un contrat de 110 M€ à Nuremberg pour le remplacement de deux ouvrages d'art. Deux jours plus tôt, il signait un contrat de plus de 120 M€ auprès de Campus IA pour la construction d'un poste électrique haute tension à Fouju.
À ces marchés s'ajoute la présélection, révélée début juin, d'un groupement réunissant Bouygues, Eiffage, Vinci, NGE et Fayat pour les 10 milliards d'euros de génie civil des six EPR2 d'EDF. Le groupe avait déjà sécurisé fin mai un partenariat de douze ans entre Eiffage Métal et Arabelle Solutions, filiale d'EDF, sur les condenseurs des futurs réacteurs nucléaires. La résistance technique à 142,70 € reste éloignée ; la MM50 à 132,70 € est le prochain repère intermédiaire à surveiller pour confirmer un changement de tendance.