SCPI O2 :
une SCPI de bureaux sous tension
Prix d’achat
Légèrement surévalué
Écart : 8.8 % vs reconstitution
Indice de tensions (ITS)
0,63
Tensions modérées
Données clés
- Taux de distribution 2025 : 4,65 %
- Taux d’occupation financier : 87,90 %
- Durée moyenne des baux : 3,9 ans
- Capitalisation : 2401,59 M€
- Nombre d’immeubles : 140
- Diversification : Très diversifiée
- Position du prix : Légèrement surévalué
Positionnement vs marché SCPI
Rendement
dans la moyenne
Occupation
dans la moyenne
Valorisation
légèrement surévalué
Visibilité locative
inférieur
Diversification
très diversifiée
Prix des parts
stable
Ligne pointillée = moyenne du marché
Général
| Société de gestion | PERIAL ASSET MANAGEMENT |
| Nom SCPI | O2 |
| Document | bulletin_trimestriel |
| Création | Juin 2009 |
| Période | T4 2025 |
| Début / fin période | 01/10/2025 → 31/12/2025 |
| Publication | 19/02/2026 |
Performance
| Taux de distribution brut | 4,65% |
| Dividende trimestriel | 1,65 € |
| Dividende annuel | 7,63 € |
| Performance brute globale annuelle | 4,00% |
| TRI 10 ans | 4,40 % |
| TRI 15 ans | - % |
| TRI 20 ans | - % |
Prix & valeurs
| Prix de souscription | 164,00 € |
| Prix de retrait | 150,06 € |
| Valeur de réalisation | 119,24 € |
| Date valeur réalisation | 31-12-2025 |
| Valeur de reconstitution | 150,73 € |
| Date valeur reconstitution | 31-12-2025 |
Performances annuelles
Dernière mise à jour : 19/02/2026 (T4 2025)
Historique du taux de distribution
| Année | 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Taux de distribution | 4,65 % | 4,91 % | 4,10 % | 4,32 % | 4,59 % | 4,50 % | 4,61 % | 4,51 % | 4,43 % |
Score de lecture factuel
Rendement : trajectoire en inflexion. Après un rebond mécanique en 2024 lié à la baisse du prix de part, le taux de distribution recule à 4,65 % en 2025 sous l'effet d'un dividende en contraction continue depuis 2019.
Valorisation : tension observable. La valeur de reconstitution baisse pour la cinquième année consécutive et s'établit désormais 8,8 % en dessous du prix de souscription, signalant un écart croissant entre prix payé et valeur patrimoniale estimée.
Exploitation : tension observable. Le taux d'occupation financier passe sous les 90 % à 87,9 %, en recul par rapport au niveau antérieur de 90,6 %, indiquant une dégradation de la performance locative du parc.
Diversification : concentration marquée. Le patrimoine est exposé à 85,2 % aux bureaux, avec une diversification géographique plus équilibrée entre France (75 %) et Europe (21 %), mais une visibilité limitée par une durée résiduelle des baux de 3,9 ans.
Liquidité : tension observable. Les parts en attente de retrait progressent de 32,8 % pour atteindre 1 352 408 unités, représentant environ 9,2 % de la capitalisation, dans un contexte de collecte quasi inexistante sur la période.
Valorisation : tension observable. La valeur de reconstitution baisse pour la cinquième année consécutive et s'établit désormais 8,8 % en dessous du prix de souscription, signalant un écart croissant entre prix payé et valeur patrimoniale estimée.
Exploitation : tension observable. Le taux d'occupation financier passe sous les 90 % à 87,9 %, en recul par rapport au niveau antérieur de 90,6 %, indiquant une dégradation de la performance locative du parc.
Diversification : concentration marquée. Le patrimoine est exposé à 85,2 % aux bureaux, avec une diversification géographique plus équilibrée entre France (75 %) et Europe (21 %), mais une visibilité limitée par une durée résiduelle des baux de 3,9 ans.
Liquidité : tension observable. Les parts en attente de retrait progressent de 32,8 % pour atteindre 1 352 408 unités, représentant environ 9,2 % de la capitalisation, dans un contexte de collecte quasi inexistante sur la période.
Prix de souscription vs valeur de reconstitution
Comparaison annuelle entre le prix payé par l’investisseur et la valeur économique du patrimoine.
Patrimoine
Répartition géographique
Typologie des actifs
Parc immobilier
| Nombre d’immeubles | 140 |
| Nombre de locataires | 512 |
| Surface totale | 955 812 m² |
| Durée des baux | 3.9 ans |
Occupation & dette
| TOF | 87,90 % |
| Taux d’endettement | 31,90 % |
| Capitalisation | 2401,59 M€ |
Liquidité
Mouvements
| Collecte | ND |
Retraits
| Nb parts en retrait | 1352408 |
ESG
| Classification SFDR | ND |
| Label ISR | Oui |
Analyse
O2 est une SCPI gérée par Perial Asset Management, positionnée très majoritairement sur le segment des bureaux. L'analyse qui suit porte sur les données disponibles du quatrième trimestre 2025, mises en perspective avec les séries historiques remontant à 2017. Elle repose exclusivement sur les indicateurs patrimoniaux, financiers et d'exploitation communiqués.
Analyse du rendement et de sa dynamique
Le taux de distribution affiché pour 2025 s'établit à 4,65 %, en retrait par rapport au 4,91 % enregistré en 2024. Cette inflexion rompt avec le rebond observé l'année précédente, qui avait marqué le point haut de la série historique depuis 2017. Sur la période 2017-2025, le taux de distribution a oscillé entre un plancher de 4,10 % en 2023 et un pic à 4,91 % en 2024, dessinant une trajectoire non linéaire.
Pour comprendre les mécanismes en jeu, il faut croiser dividende et prix de souscription. Le prix de part est resté stable à 164 € depuis 2023, après une correction majeure de 196 € à 164 € entre 2022 et 2023, soit une baisse de 16,3 %. C'est cette baisse du prix qui avait mécaniquement contribué à rehausser le taux de distribution en 2024, alors même que le dividende versé passait de 7,89 € en 2023 à 7,80 € en 2024, poursuivant une tendance baissière entamée depuis le sommet de 9,00 € atteint en 2019 et 2021. Le dividende 2025 n'est pas encore consolidé dans les données fournies, mais le recul du taux de distribution à 4,65 % malgré un prix de part inchangé à 164 € indique que le dividende annualisé se situe aux alentours de 7,63 €, soit une nouvelle contraction. Pris isolément, le niveau de taux de distribution ne permet pas d'évaluer la qualité globale de la SCPI. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.
Analyse de la valorisation
La valeur de reconstitution s'établit à 150,73 € en 2025, contre 158,28 € en 2024. La trajectoire est régulièrement descendante depuis 2020, année où elle atteignait 197,58 €. La baisse cumulée sur cinq ans atteint donc 23,7 %, reflet d'une érosion continue de la valeur patrimoniale sous-jacente.
Le prix de souscription de 164 € est désormais supérieur de 8,8 % à la valeur de reconstitution de 150,73 €. Cet écart signifie que l'investisseur acquiert les parts à un prix sensiblement supérieur à la valeur estimée du patrimoine net. En 2024, l'écart était déjà de 3,6 % (164 € contre 158,28 €), il s'est donc nettement creusé en un an. À titre de comparaison, en 2020, la valeur de reconstitution de 197,58 € était supérieure au prix de souscription de 195 €, la situation s'est inversée depuis. Cette divergence croissante entre prix et valeur patrimoniale constitue un signal observable de tension sur la valorisation.
Analyse de l'exploitation immobilière
Le taux d'occupation financier se situe à 87,9 % au dernier trimestre 2025, en recul par rapport au 90,6 % précédemment enregistré. Ce niveau passe sous le seuil des 90 %, traduisant une dégradation de la performance locative du parc. Pour une SCPI de cette taille, un TOF inférieur à 90 % constitue un indicateur de difficulté à maintenir le remplissage du patrimoine.
Le patrimoine se compose de 140 immeubles totalisant 955 812 m² et accueillant 512 locataires. La durée résiduelle moyenne des baux est de 3,9 ans, un niveau qui offre une visibilité limitée sur les flux locatifs futurs, sans que cela ne préjuge de la qualité des locataires en place.
La répartition typologique révèle une concentration massive sur les bureaux, qui représentent 85,2 % du patrimoine. Les autres segments se répartissent entre hôtels, tourisme et loisirs (6,1 %), santé et éducation (5,0 %), commerces (2,7 %) et logistique (0,9 %). Cette mono-exposition sectorielle lie directement la performance de la SCPI aux dynamiques du marché tertiaire.
Géographiquement, la répartition est davantage diversifiée : les régions françaises représentent 37 %, la région parisienne 36 % et Paris intra-muros seulement 2 %. L'exposition européenne atteint 21 %, répartie entre les Pays-Bas (9 %), l'Allemagne (4 %), l'Italie (4 %), la Belgique (2 %), l'Espagne (1 %) et le Portugal (1 %). La France concentre donc 75 % du patrimoine, avec un poids prépondérant de la région parisienne hors Paris, zone où le marché de bureaux connaît des dynamiques hétérogènes.
Analyse de la structure financière et de la liquidité
La capitalisation s'élève à 2 401,59 millions d'euros, ce qui place O2 parmi les SCPI de grande taille du marché français. Le taux d'endettement atteint 31,90 %, un niveau significatif qui pèse sur la structure financière dans un contexte où la valeur patrimoniale s'érode.
La collecte sur la période analysée est de 9 512 €, un montant extrêmement faible qui traduit un quasi-arrêt de la collecte nette. Parallèlement, le nombre de parts en attente de retrait s'élève à 1 352 408, en hausse notable par rapport au niveau antérieur de 1 018 303 parts. Cette progression de 32,8 % du stock de parts non servies constitue un signal de tension sur la liquidité. Rapporté à la capitalisation, ce volume de parts en attente représente un montant théorique d'environ 221,8 millions d'euros au prix de souscription actuel, soit 9,2 % de la capitalisation totale. La SCPI dispose du label ISR.
Synthèse
Les données d'O2 dessinent un tableau de tensions convergentes. Le taux de distribution recule à 4,65 % en 2025 après un rebond en 2024, dans un contexte où le dividende poursuit sa contraction depuis plusieurs exercices. La valeur de reconstitution continue de s'éroder, creusant un écart désormais notable de 8,8 % avec le prix de souscription.
Analyse du rendement et de sa dynamique
Le taux de distribution affiché pour 2025 s'établit à 4,65 %, en retrait par rapport au 4,91 % enregistré en 2024. Cette inflexion rompt avec le rebond observé l'année précédente, qui avait marqué le point haut de la série historique depuis 2017. Sur la période 2017-2025, le taux de distribution a oscillé entre un plancher de 4,10 % en 2023 et un pic à 4,91 % en 2024, dessinant une trajectoire non linéaire.
Pour comprendre les mécanismes en jeu, il faut croiser dividende et prix de souscription. Le prix de part est resté stable à 164 € depuis 2023, après une correction majeure de 196 € à 164 € entre 2022 et 2023, soit une baisse de 16,3 %. C'est cette baisse du prix qui avait mécaniquement contribué à rehausser le taux de distribution en 2024, alors même que le dividende versé passait de 7,89 € en 2023 à 7,80 € en 2024, poursuivant une tendance baissière entamée depuis le sommet de 9,00 € atteint en 2019 et 2021. Le dividende 2025 n'est pas encore consolidé dans les données fournies, mais le recul du taux de distribution à 4,65 % malgré un prix de part inchangé à 164 € indique que le dividende annualisé se situe aux alentours de 7,63 €, soit une nouvelle contraction. Pris isolément, le niveau de taux de distribution ne permet pas d'évaluer la qualité globale de la SCPI. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.
Analyse de la valorisation
La valeur de reconstitution s'établit à 150,73 € en 2025, contre 158,28 € en 2024. La trajectoire est régulièrement descendante depuis 2020, année où elle atteignait 197,58 €. La baisse cumulée sur cinq ans atteint donc 23,7 %, reflet d'une érosion continue de la valeur patrimoniale sous-jacente.
Le prix de souscription de 164 € est désormais supérieur de 8,8 % à la valeur de reconstitution de 150,73 €. Cet écart signifie que l'investisseur acquiert les parts à un prix sensiblement supérieur à la valeur estimée du patrimoine net. En 2024, l'écart était déjà de 3,6 % (164 € contre 158,28 €), il s'est donc nettement creusé en un an. À titre de comparaison, en 2020, la valeur de reconstitution de 197,58 € était supérieure au prix de souscription de 195 €, la situation s'est inversée depuis. Cette divergence croissante entre prix et valeur patrimoniale constitue un signal observable de tension sur la valorisation.
Analyse de l'exploitation immobilière
Le taux d'occupation financier se situe à 87,9 % au dernier trimestre 2025, en recul par rapport au 90,6 % précédemment enregistré. Ce niveau passe sous le seuil des 90 %, traduisant une dégradation de la performance locative du parc. Pour une SCPI de cette taille, un TOF inférieur à 90 % constitue un indicateur de difficulté à maintenir le remplissage du patrimoine.
Le patrimoine se compose de 140 immeubles totalisant 955 812 m² et accueillant 512 locataires. La durée résiduelle moyenne des baux est de 3,9 ans, un niveau qui offre une visibilité limitée sur les flux locatifs futurs, sans que cela ne préjuge de la qualité des locataires en place.
La répartition typologique révèle une concentration massive sur les bureaux, qui représentent 85,2 % du patrimoine. Les autres segments se répartissent entre hôtels, tourisme et loisirs (6,1 %), santé et éducation (5,0 %), commerces (2,7 %) et logistique (0,9 %). Cette mono-exposition sectorielle lie directement la performance de la SCPI aux dynamiques du marché tertiaire.
Géographiquement, la répartition est davantage diversifiée : les régions françaises représentent 37 %, la région parisienne 36 % et Paris intra-muros seulement 2 %. L'exposition européenne atteint 21 %, répartie entre les Pays-Bas (9 %), l'Allemagne (4 %), l'Italie (4 %), la Belgique (2 %), l'Espagne (1 %) et le Portugal (1 %). La France concentre donc 75 % du patrimoine, avec un poids prépondérant de la région parisienne hors Paris, zone où le marché de bureaux connaît des dynamiques hétérogènes.
Analyse de la structure financière et de la liquidité
La capitalisation s'élève à 2 401,59 millions d'euros, ce qui place O2 parmi les SCPI de grande taille du marché français. Le taux d'endettement atteint 31,90 %, un niveau significatif qui pèse sur la structure financière dans un contexte où la valeur patrimoniale s'érode.
La collecte sur la période analysée est de 9 512 €, un montant extrêmement faible qui traduit un quasi-arrêt de la collecte nette. Parallèlement, le nombre de parts en attente de retrait s'élève à 1 352 408, en hausse notable par rapport au niveau antérieur de 1 018 303 parts. Cette progression de 32,8 % du stock de parts non servies constitue un signal de tension sur la liquidité. Rapporté à la capitalisation, ce volume de parts en attente représente un montant théorique d'environ 221,8 millions d'euros au prix de souscription actuel, soit 9,2 % de la capitalisation totale. La SCPI dispose du label ISR.
Synthèse
Les données d'O2 dessinent un tableau de tensions convergentes. Le taux de distribution recule à 4,65 % en 2025 après un rebond en 2024, dans un contexte où le dividende poursuit sa contraction depuis plusieurs exercices. La valeur de reconstitution continue de s'éroder, creusant un écart désormais notable de 8,8 % avec le prix de souscription.
Le taux d'occupation financier passe sous les 90 %, signalant des difficultés d'exploitation sur un patrimoine massivement exposé aux bureaux. La liquidité se dégrade visiblement, avec une hausse de près de 33 % des parts en attente de retrait et une collecte devenue marginale. La capitalisation reste élevée mais coexiste avec un endettement de 31,90 % et une durée résiduelle des baux de seulement 3,9 ans. Les rendements passés ne constituent pas un indicateur fiable des rendements futurs.